dimanche 15 septembre 2013

" Crazy Rabbi et la grande aventure " - Introduction



C'est ici que se déroule ma première grande aventure…

Ici, c'est mon petit quartier fait de dix rues et d'un joli square, et quand on a 12 ans comme moi, dix rues c'est grand comme un continent…

Ici tout le monde me surnomme Crazy Rabbi, mais mon vrai nom c'est : Zébulon Bouzaglou – Zingezit … alors Crazy Rabbi c'est plus simple, non ? 

            


J'oubliais, ici c'est le quartier dit de " la kippa dorée ". On dit qu'il aurait été conçu et dessiné par un architecte dépressif qui après cette réalisation audacieuse se serait reconverti dans la vente de kippas sur internet…



Ici vivent les gens les plus extraordinaires du monde : il y a le docteur Amouyal, un grand médecin spécialiste de tout, dont la parole est écoutée avec attention par tous, surtout quand il explique et commente l'économie mondiale…


Le docteur Amouyal a deux hantises : la stagflation et  madame Blum…
Il faut dire que madame Blum est un peu spéciale…elle porte toujours un petit chapeau orné d'une énorme fleur, cadeau d'un acteur très célèbre préférant garder l'anonymat selon elle. 


Madame Blum va souvent, très souvent, chez le docteur Amouyal car elle a mal partout, mais elle refuse toujours de le payer tant qu'il ne lui trouve pas au moins un petit quelque chose…


Madame Blum passe ses journées entre le cabinet du docteur Amouyal, la petite maison de sa cousine Rosette et la boucherie casher de monsieur Teboul.



Monsieur Teboul, le boucher est toujours en train de changer les 
étiquettes de ses prix car il écoute avec soin le docteur Amouyal et ses analyses économiques. Dès que le prix du pétrole augmente par exemple, il multiplie immédiatement ses prix par deux : " vous comprenez le marché est très volatile, je suis obligé d'anticiper... ".

Du coup Madame Blum surveille toujours de très près les moindres mouvements de monsieur Teboul avant d'acheter son pastrami une fois par semaine.

Il y a aussi le coiffeur Monsieur Marciano (ciseaux d'or à Oujda en 1959), Rosette Papernick la cousine de madame Blum et tous mes copains…

Tout a commencé un beau matin du mois de mai…



à suivre…

samedi 14 septembre 2013

" Crazy Rabbi et la grande aventure " - chapitre I


Ce matin là tout était calme et paisible, en tout cas jusqu'au moment ou Dadou Boulette arriva vers moi en courant tout essoufflé.

Dadou Boulette, David Benlolo de son vrai nom, devait son surnom a son incroyable capacité à ingurgiter les boulettes cuisinées par sa maman…Bien qu'il n'ai que 12 ans, dès qu’il passait a table Il devenait comme incontrôlable, tel un machine il mangeait sans relâche...10, 15,20…les chiffres les plus fous circulaient, on parle même d'un record de plus de 25 boulettes avalées en un repas…



Donc, Dadou Boulette arrêta sa course, se figea devant moi et d'une voix tremblotante annonça : 

- " vite, vite, le docteur Amouyal fait une déclaration très importante, il y a un rabbin pirate à Lisbonne. Vite, viens vite, vite… "

Comme toujours avec Dadou Boulette, les explications étaient incompréhensibles, c'est donc en me tirant par la manche qu'il réussit à me trainer jusqu'a la devanture du salon de coiffure de monsieur Gabriel Marciano " Marciano coiffure, Ciseaux d'Or, Oujda – 1959 ".

La, tout le quartier se pressait pour écouter le docteur Amouyal qui se tenait debout comme il pouvait sur un des fauteuil tournant à l'intérieur du salon.



Je réussis à me frayer un chemin et Dadou Boulette me suivi comme il pu, nos deux têtes se glissèrent au milieu de la foule silencieuse, juste au moment ou le docteur Amouyal, qui tenait dans ses mains un parchemin, déclara : 

- " les amis, aucun doute ce document est authentique… "

"Oh", " oulala", "oye va voye » , l’audience était sidérée…


- " Oui les amis ce document est authentique et on peut on peut y lire que le célèbre Rabbin Pirate Samuel Palache * fut envoyé en 1602 de Tétouan au Maroc à Lisbonne par le Sultan pour troquer de la cire d'abeilles contre des bijoux auprès de la cour du roi du Portugal."


- " On y apprend aussi que le même Samuel Palache séjourna pendant ce voyage chez Mardochée Santa Eulalia del Rio, célèbre négociant de la ville. A son départ pour remercier Mardochée de son chaleureux accueil, il lui offrit une petit coffret plein d'unee partie des précieux bijoux nouvellement acquis à la cour, un vrai trésor... »

Madame Bloch et sa cousine Rosette Papernick qui étaient au premier rang ne bougeaient plus, elles étaient bouches bées…


Le docteur Amouyal repris : - «  et bien les amis je vous demande de bien vouloir me croire ce Mardochée Santa Eulalia del Rio n'est autre que l'arrière, arrière, arrière grand père de … "

à suivre...

* Inspiré par la vie de Samuel Palache à découvrir dans : " Les Pirates juifs des Caraïbes  - l'incroyable histoire des protégés de Christophe Colomb " par Edward Kriztler – André Versaille éditeur

jeudi 12 septembre 2013

" Crazy Rabbi et la grande aventure " - chapitre II

Le silence était absolu, tous étaient suspendus aux lèvres du docteur Amouyal qui reprit après une longue inspiration :

- « et Mardochée Santa Eulalia del Rio n'est autre que l'arrière, arrière, arrière grand père de monsieur Teboul notre boucher !!! "

Un " ohhhhhhhhhhhhhhh " général s'éleva de la foule…



Toujours perché en équilibre instable sur son fauteuil, le docteur Amouyal ajouta : 

- " Et ce n’est pas tout mes amis, selon mes recherches le trésor de Mardochée Santa Eulalia del Rio n’a jamais été retrouvé à ce jour, nul ne sait ce qu’il est devenu.»

Immédiatement les têtes se mirent à tourner dans toutes les directions à la recherche du principal intéressé : monsieur Teboul.

Madame Blum cria :

- " houhou, monsieur Teboul, monsieur Teboul…vous êtes la ?

Mais pas l’ombre d’un monsieur Teboul à l’horizon…

Soudain, une petite voix s'éleva : 

- " moi, moi je sais ou est monsieur Teboul ! "

C'était Shlomo Schmoulevitch dit " Prof ", qui lui aussi, avait réussi à se faufiler dans la foule pour suivre la déclaration du docteur Amouyal.



Shlomo Schmoulevitch, 12 ans, donnait l’impression quand on le voyait pour la première fois d'être une sorte de génie, d’où son surnom de Prof . Cette impression était confortée par les jolis costumes trois pièces qu'il portait depuis l'âge de 4 ans.

Ses parents Salomon et Shoshanna Schmoulevitch
( propriétaires du magasin « Shmoutex, vêtements pour l'homme et la femme moderne "), plein d’espoir à l'époque, étaient convaincu que leur fils avaient des capacités intellectuelles exceptionnelles. Il était donc indispensable que ses habits soient à la hauteur de son grand destin.

Malheureusement les années qui suivirent ne confirmèrent pas leurs grandes espérances, " prof " était même l'élève le plus cataclysmique qu'on n'avait jamais connu à l'école de la Kippa Dorée.

Malgré tout, dans l'attente d'un improbable miracle, ses parents continuaient de l'habiller et de l'élever comme si il était un génie.

C’est rouge vif d'émotion, fixé par des dizaines de paires d’yeux impatients, que prof déclara :

- « Oui je l'ai vu en venant ici, monsieur Teboul est resté à sa boucherie, il est en train de changer tous ses prix car le cours du cacao camerounais vient de s’effondrer sur les marchés et il…»

Avant même qu'il n'ai finit sa phrase un cortège compact se mit en route à vive allure vers la boucherie à 300 mètres de là.


Dadou, Prof et moi avions réussi à passer en tête de cette improbable formation d’où émanaient les commentaires les plus surprenants :

 - " vous savez que je suis le cousin par alliance de Monsieur Teboul…" 

- " quelle culture ce monsieur Teboul… "

- " monsieur Teboul c'est quand même mon meilleur ami…"

- " j'ai toujours adoré son talent, tenez par exemple quand il découpe ses côtelettes, c’est beau…"

Et en quelques minutes notre cortège bruyant et surexcité se retrouva devant la boucherie.

Une nouvelle surprise de taille nous y attendait : pour la première fois de son histoire (hors période de fêtes) la boucherie casher Teboul était fermée !

Et c'est Dadou Boulette qui fut le premier à remarquer le petit message collé sur la porte vitrée…

à suivre...

mardi 10 septembre 2013

" Crazy Rabbi et la grande aventure " - chapitre III


Dadou Boulette s'écria : 

- " regardez, il y a un message sur la porte ! "

- " Mais qu’est ce qu’il dit, ce message ? " demanda Gabriel Marciano, le coiffeur apparemment très, très inquiet pour son boucher et ami monsieur Teboul.

Dadou et Prof se lancèrent en coeur dans la lecture du message :

Chers amis et chers clients,

Face à la terrible et soudaine instabilité mondiale des cours du cacao, la direction générale des établissements Teboul (c'est-à-dire moi-même) à pris la sage et exceptionnelle décision de fermer immédiatement les portes de la boucherie et ce jusqu'au retour à la normal des cours du cacao.

D'ici la toutes les commandes sont suspendues...

signé : Salomon Teboul 


Il eu comme un long silence dans l’attroupement, tous se regardaient dubitatifs et dépités…et le silence fut rompu :

Madame Blum : " je n'en crois pas un mot, cette histoire de cacao ce n'est que de la poudre aux yeux ."

- Monsieur Marciano :" oulalala, c'est une catastrophe. "

- Monsieur Salomon Schmoulevitch (des établissements Shmoutex) : " je suis sur qu'il est parti à la recherche de son trésor. "

- Monsieur Marciano : "oulalala, c'est une catastrophe. "

- Rosette Papernick : " Et si ca ce trouve il s'est même enfui avec le trésor."

- Monsieur Marciano : "oulalala, c'est une catastrophe. "

Excédé, le docteur Amouyal s'approcha de monsieur Marciano pour tenter de l'apaiser et de le réconforter :

- " Monsieur Marciano calmez vous enfin, monsieur Teboul va revenir rassurez vous "

- " Mais non, c'est une catastrophe, vous ne vous rendez pas compte, j'ai ma commande à retirer aujourd’hui : il y a cinq poulets, deux rôtis, trois salamis et un pot de cornichons…c'est une vraie catastrophe…qu'est ce que je vais dire à madame Marciano ce soir, et surtout qu’est ce qu’elle va me dire…oulalala…"


Réalisant alors la gravité de la situation, le docteur Amouyal déclara d’un ton des plus solennels :

- " Les amis,

Il se passe quelque chose d’anormal…jamais Monsieur Teboul ne serait parti en laissant de la marchandise ni remise, ni encaissée.

Crise du cacao ou pas, il n’aurait jamais fait ca !


Cette disparition devient des plus étranges. Unissons-nous pour retrouver monsieur Teboul et faire que la boucherie puisse rouvrir ses portes au plus vite.

Dès ce jour, nous allons installer des affiches avec la photo de Monsieur Teboul dans tout le quartier de la kippa dorée. Nous allons aussi créer une ligne téléphonique spéciale pour recueillir tout témoignage susceptible de faire avancer notre enquête. Je propose d’utiliser le numéro du salon de monsieur Marciano.»

Monsieur Marciano, toujours sous le choc de ses poulets et rôtis captifs à l’intérieur de la boucherie, répliqua néanmoins avec un grand sourire :

- « Non seulement j’accepte, mais en plus j’offrirai ma célèbre coiffure " la spéciale  Gabriel * " à tout témoin nous permettant de retrouver monsieur Teboul ! »



* « la spéciale Gabriel », l' œuvre de Gabriel Marciano, était la coiffure qui lui avait fait gagner le célèbre trophée des ciseaux d’Or à Oujda, Algérie en 1959…

Malheureusement, les modes capillaires étant éphémères il était le seul aujourd’hui à encore porter cette coiffure autrefois révolutionnaire…Mais, certain de son renouveau imminent, monsieur Marciano utilisait toutes les occasions pour  la promouvoir.




Dadou Boulette, Prof et moi-même suivions les événements avec intérêt quand soudain une voix amie s’adressa à nous :

- «  Ce qu’il y a de sur, c’est qu'ils ne retrouveront jamais monsieur Teboul en utilisant ces méthodes… »  

C’était  Ly Cohen qui venait nous rejoindre après avoir entendu Dadou et Prof lire le message de monsieur Teboul.



Ly Cohen, Ly Chen de son nom d’origine, était le fils de vénérables commerçants Chinois : Chang et Chow CHEN qui avaient choisi d’installer leur petite blanchisserie dans le quartier de la kippa dorée dès leur arrivée de leur Pékin natal.

Leur première cliente fut madame Blum qui sans aucune hésitation appela madame " Chow Chen " madame " Chou Cohen ".  Dès lors, avec l'appui de sa cousine Rosette Papernick, l'information : " et oui bien sur les Chen sont des Cohen " se répandit comme une trainée de poudre et la blanchisserie « Chen de Pékin » devint en quelques heures et pour tout le quartier, la blanchisserie « Cohen de Pékin » (très certainement la seule au monde d'ailleurs…).

Donc leur fils de 11 ans, Ly Chen dit Ly Cohen, était notre ami.

Ly repris  : 

- « je pense que ça va être a nous d’agir »…

à suivre 

lundi 9 septembre 2013

"Crazy rabbi et la grande aventure " - chapitre IV

Ly avait raison, c'était maintenant à nous de jouer… J'entrainais immédiatement notre petite équipe pour une réunion d'urgence à notre quartier général : le banc à gauche du " Joli Petit Square de la kippa dorée ".

C'est là même que Dadou Boulette, Prof, Ly Cohen et moi - même avions crée quelques années auparavant " le Club des quatre redoutables de la kippa dorée " le  C.Q.R.K.D plus souvent appelé « le Club des quatre ". 




Et justement le moment était venu pour " le Club des quatre " de passer à l'action !

Une fois tous installés sur notre banc,  je repris la discussion :

- " Ce qui est certain c'est que la façon dont monsieur Teboul a disparu est anormal. "

Dadou Boulette : - " Il y a deux possibilités, soit il est parti a la recherche de son trésor, soit il s'est enfui avec."


Ly Cohen : - " et pourtant ca ne colle pas, monsieur Teboul n'aurait effectivement jamais fermé son magasin avec une commande ni remise, ni encaissée."

Dadou Boulette : - " et puis c'est un honnête homme, par exemple ma maman dit toujours qu'avec monsieur Teboul c'est au gramme près juste, juste…"

Je continuais : - " Il y a peut être une troisième piste : on aurait forcé monsieur Teboul à fermer sa boucherie. Il pourrait s'agir d'un enlèvement pour lui extorquer l'emplacement du trésor du rabbin pirate. Dans ce cas tout s'explique : son absence pendant l'annonce faite par le docteur Amouyal, la fermeture prématurée de la boucherie, et l'étrange petit mot sur sa vitrine…"

Ly Cohen : - " oui, sauf que prof a annoncé tout à l’heure qu’il l’avait vu dans sa boutique en train de changer les étiquettes à cause du cours du cacao. Cette version est donc impossible …à moins que…"

Nos trois regards se tournèrent vers prof qui devint instantanément rouge écarlate :

- " Prof, tu as bien vu monsieur Teboul dans sa boucherie en train de changer ses étiquettes avant de venir nous rejoindre ? " demanda Ly.

Prof : - " euh oui, euh non, enfin pas tout à fait…"

Dadou, Ly et moi ensemble : - " Prof nous t'écoutons, c'est très, très important…"

- " Bon, quand je suis venu rejoindre l'attroupement je suis passée devant la boucherie de monsieur Teboul et j'ai vu qu'elle était fermée. J'ai commencé à lire le mot sur la vitrine et c'est à ce moment qu'elle est arrivée…"

Prof était encore tout rouge et ses bras gesticulaient dans tout les sens, ce qui avec lui n'était pas bon signe du tout.

Les trois ensemble : - " Mais qui, prof, qui ?"  

 Prof : - " Ben euh, quoi, vous savez, Blanchette Papernick…"

Blanchette Papernick, 12 ans, la nièce de madame Blum avait des cheveux presque orange, des grands yeux bleus et des centaines de taches de rousseurs. Elle était jolie, coquette et très bonne élève, c'était une fille.

Prof l'avait aperçu pour la première fois dans le magasin des ses parents " les établissements Schmoutex " il y a déjà bien des années. Blanchette était venue accompagnée par sa tante pour acheter un manteau «  joli, mais aussi chaud et de qualité ».

Madame Schmoulevitch avait proposé un tout nouveau modèle très chic et sport à la fois en laine d'Ecosse authentique…que madame Blum offrit a sa chère nièce avec une grande satisfaction non sans avoir obtenu une remise tellement importante que madame Schmoulevitch refusa même de lui remettre le sac d'emballage.

Depuis cette première rencontre dès que Prof croisait Blanchette il devenait tout rouge, perdait tous ses moyens et oubliait tout ce qu'il a avait fait pendant de longs moments…Il parait que Prof serait amoureux, mais ça c’est une autre histoire…

Ly Cohen : - «  et donc, finalement tu n’as pas vu du tout Monsieur Teboul dans sa boucherie ? "

Prof : - " et non pas du tout…mais quand je vous ai rejoint devant le salon de monsieur Marciano j’étais encore tout ému, j'avais tout oublié et j’ai annoncé la première chose qui m’est passée par l’esprit…"

Je repris : - " mais alors notre hypothèse semble se confirmer les amis. Il faut vite retourner à la boucherie pour essayer d'y trouver des indices ! "

Le club des quatre se remit rapidement en route vers la boucherie, croisant en chemin presque tout les habitants du quartier en pleine recherche du pauvre monsieur Teboul et de son trésor.

En arrivant devant la boucherie il ne restait plus que Gabriel Marciano le visage collé contre la vitrine.

Ly Cohen : - " monsieur Marciano, que se passe t il ? "

Gabriel Marciano : -"  j'essaye de voir ma commande à l’intérieur mais sans lumière impossible de voir quoique ce soit. "

Gabriel Marciano regarda fixement Ly et lui dit :" tu sais Ly, maintenant que 
tu es presque un adulte il faudrait que tu pense à une coupe de cheveux plus tendance , tu devrais vraiment essayer la spéciale Gabriel ! "

Pendant ce temps j'essayais d’ouvrir la porte d'entrée. Elle était fermée, la boucherie était inaccessible…

- "Attendez " dit Dadou Boulette qui connaissait l’endroit comme sa poche, il est vrai qu'il venait jusqu’à quatre fois par semaine après l’école pour récupérer les commandes de sa maman, madame Benlolo, dont les journées étaient exclusivement consacrées à la préparation des fameuses boulettes.

- " il y a dans l’arrière cour un soupirail qui donne directement dans le sous sol de la boucherie. Ce n'est pas très large mais on doit pouvoir y passer…peut-être pas moi…. "

Ly, qui était le plus petit gabarit des quatre, compris immédiatement et rejoint sans hésiter l’arrière cour, trop content d'échapper à monsieur Marciano et sa proposition de coupe de cheveux.

Quelques instants plus tard il réapparu triomphant a l’intérieur de la boucherie. Couvert de poussière il ouvrit la porte de la boucherie de l'intérieur et dit avec un sourire malicieux : « effectivement Dadou avait raison je ne pense pas qu’il aurait pu passer »

En une fraction de seconde, monsieur Marciano se précipita à l’intérieur en criant : « ma commande, ma commande… », Dadou, Prof et moi-même le suivirent.


Dans la boucherie Teboul Il régnait une atmosphère étrange, comme si le temps était figé…aucun mouvement, aucun bruit, sauf ceux de Gabriel Marciano qui vérifiait sa commande. Nous scrutions les lieux dans la pénombre quand mon regard fut soudain attiré…


à suivre

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